PASTEQUE AU CHOCOLAT

Blog de dessin. Ma vie, mes amis, mes histoires, mes croquis... http://pastekochocolat.canalblog.com

01 juillet 2008

Extrait de: Les chroniques de la décadence sociale

Bavardage numéro 4.

Le Gtilem

 

La belle époque.

 

Tout a commencé dans la cour de mon bahut, le célèbre lycée Jean-Jaurès de Montreuil, connu pour son taux élevé de communistes révolutionnaires et sa célérité à réagir aux lois sarkosistes. Sa dernière victoire en date : la supression du CPE à coup de blocages et de manifs répétées (avec l’aide de toute la France quand même). Ayant été trop jeune pour la période « CPE » et dans un lycée privé l’année précédente, je n’avais jamais eu la chance de connaître vraiment l’ambiance réjouissante d’une grève.

 

 Les fumeurs regagnaient la cour après s’en être grillé une et goudronné à la même occasion les poumons de leurs malheureux amis non-fumeurs. Déjà, derrière les peupliers je pouvais voir une masse grouillante de lycéens, regroupée au niveau de l’escalier du gymnase. Une Terminale au regard poché s’écorchait la voix en hurlant dans un mégaphone. Les gens parlaient, se poussaient pour mieux entendre, et applaudissaient sans savoir pourquoi. J’appris plus tard que ceci était une AG (Assemblée Générale), nom extrêmement pompeux pour ce qu’il s’y passait.

-Alors ! s’épulmonnait la Terminale, que ceux qui sont d’accord pour aller débrayer le lycée Eugénie Cotton et le lycée Condorcet lèvent la main !

Dans l’espoir de rater les cours, les trois quarts des personnes présentes levèrent le maximum de choses possibles.

 Et là, pauvres moutons que nous étions à l’époque, sans même savoir pourquoi, nous nous retrouvons dans les rues de montreuil, devant Condorcet, à crier « Condorcet, dans la rue ! ». La gardienne fait descendre la herse pour empêcher les jean-jauressiens de franchir son domaine…Mais c’est déjà trop tard. On est déjà partout. Dans les couloirs, dans la cour, dans les toilettes, à rentrer dans les salles de classe et à dire bonjour à nos potes en les pressant de nous rejoindre. La plupart des profs autorisent même leurs élèves à sortir s’ils en ont envie.

 L’élan s’essouffle lorsque nous arrivons à Cotton. On commence à se demander ce qu’on fout là. Ce lycée regorge de BTS et de vrais salariés, ils ne seront pas près de bouger. On se sépare plus ou moins, on apprend qu’il y a une manif l’après-midi même et on finit par comprendre l’enjeu de tout ça : c’est une histoire de privatisation des facs en France qui entraîneraient pleins de problèmes accentuant les inégalités entre les étudiants. Une loi de droite, quoi.

 Le mouvement continue les jours suivant. Je me sens vaguement concernée alors je vais aux manifs…Mais pour moi tout ça est trop flou, les tracts qu’on nous distribue ne me semblent pas objectifs et n’expliquent rien. En même temps, j’ai la flemme d’aller chercher ladite loi sur Internet et de décortiquer le texte juridique.

 Au bout de quelques jours, alors que nous crapahutions dans les rues, désoeuvrés à cause des blocages, nous croisons par hasard des connaissances de Condorcet : Faustine et François. Ils nous expliquent qu’ils sont en route pour aller imprimer des tracts au PCF de Montreuil. Cette rencontre fut l’élément clé.

 

Pendant plus d’un mois et demi, nous avons quasiment passé notre vie là-bas. J’ai rencontré et appris à connaître tout un tas de gens. Il y avait des lycéens et des étudiants des quatre bahuts de montreuil. Nous avions des utopistes et des penseurs (Jean-Jaurès), des bricoleurs et de futurs ingénieurs (Condorcet), des artistes (Cotton) et des…jardiniers (Lycée agricole). En créant un groupe de travail (le Gtilem : Groupe de Travail Indépendant de Lycéens et Etudiants de Montreuil) pour étudier vraiment la loi Pécresse (telle était son nom), imprimer des tracts inspirés de la synthèse que nous avions faite de la loi, fabriquer des banderoles pour les manifs, chercher des slogans etc, nous nous sentions unis et intelligents.

-Nous sommes des moutons rebelles ! avait lancé François…si ce n’est pas quelqu’un d’autre.

 

Les moutons rebelles connaissaient le code de la grille du PCF de Montreuil par coeur, ils buvaient du Beuk (du coca commerce équitable), se réveillaient au café cramé et fumaient clope sur clope. Les moutons rebelles se shootaient sans s’en rendre compte aux vapeurs de bombes de peintures pour faire des banderoles, passaient des après-midi à jouer au tarot quand il n’y avait pas de manifs ou d’actions précises...

Les montons rebelles ont frémi…Quand François s’est pété les deux bras en faisant le con sur une chaise avec le président de la JC et quand la proviseur de Condorcet lui a volontairement marché dessus et arrosé au tuyau pour le faire déguerpir lors d’un blocage humain. Quand, lors d’un blocage à 5h du mat, une voiture de flic nous a poursuivi, que Léo avait du caché son kamaz dans le soutien gorge de Faustine et qu’Anatole et Maël, s’étaient fait embarqués. Quand Pacôme, grisé par son élection en tant que Coordinateur Général du Gtilem, nous avait dévoilé ses projets de dictateur pro-marxiste (sans oublier ses explications sur la machine à énergie libre de Nicolas Tesla)

Les moutons rebelles savaient toujours où aller quand il pleuvait, inventaient des super slogans comme « Pécresse ouvre tes fesses, on arrive à toute vitesse » et accueillaient tout le monde, les gens venant de bouche à oreille.

Mais surtout, les moutons rebelles tombaient amoureux… Mieux que Meetic, mieux que le speed daiting, LE GTILEM.

 

Et puis…On a perdu contre le gouvernement. On a perdu beaucoup de mois de cours, pour certains même une année…

Et puis…Léo (qui me fait la gueule maintenant parce que je lui ai "pris la tête") est partit vivre en Suède, on a rompu sous une neige artificielle et Gaspard m’a pris dans ses bras pour me consoler…c’était devenu un super pote.

Et puis…d’autres grèves pour d’autres lois se sont mises en place mais les moutons rebelles ne se réunissaient plus et évoluaient séparemment…

Et puis…Ariane et Maël se sont eux aussi séparés et maintenant Maël ne lui adresse plus la parole et veux nous rayer de sa vie car il a mal vécu cette période.


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28 février 2008

Chercher la nouille

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La tout de suite maintenant ?

J’aimerais ne pas avoir trop mangé de pâtes à 18h parce que j’ai mal au bide

J’aimerai faire une petite soirée avec les gens que j’aime

On serait dans une super salle avec pleins de coussins tout doux

Des spliff qui tournent partout

Et des supers coktails

Il y aurait une shisha qui marche

De la véritable glace à la vanille

Le ciel serait étoilé

Ca sentirait bon le printemps, la température serait tiède

Il y aurait Twix à mes côtés

Et chacun aurait sa moitié, comme ça personne ne tiendrait la chandelle

On rigolerait bien tous ensembles, on jouerait aux cartes

Au barbu, à la bataille corse, au tarot, au poker, au trou du cul et à la vitesse

Les nolifes n’auraient pas envie de retourner sur wow

 

Ouais… Ça serait tellement bien…

Mais la je suis derrière mon PC avec mes cheveux bouclés et mon bide qui stagne en deux bourrelets infâmes, une envie de fumer ma clope d’après-bouffe mais une flemme terrible d’aller dans le froid… superbes vacances…

 

(Nan-nan mais sinon je suis sortie les autres soirs et je me suis amusée, hein !!!)

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12 octobre 2007

Baahh!! :D

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11 septembre 2007

Essais de paroles pour la compo de Vincent...

courtsBouh pas d'idées...Les textes que j'écris sont nazes et mièvres j'en ai marre...

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